30/01/2016

Marathon Photo - Opus 5 -> " Escalier "

Marathon Photo (opus 5)

Pour ce cinquième opus j’ai sorti de ma liste le mot « Escalier » et pour l’illustrer j’ai trouvé la photo de Sherry Akrami, une jeune photographe iranienne.

sherry akrami.jpg

Pourquoi cet escalier qui en fait n’en est pas un au sens premier du terme, à savoir cet espace constitué de marches et que l’on emprunte pour effectuer un parcours de bas en haut ou de haut en bas ?

Parce que l’image propose seulement l’idée décalée de l’escalier et non l’espace fonctionnel tel qu’on l’attend mais sa transposition dans l’architecture sous forme d’un dessin l’imitant.

On est frappé par la rigueur de la composition, sa sobriété, l’absolue verticalité des colonnes, l’absence de fuyantes et l’équilibre de l’ensemble (le nombre de colonnes avoisine le nombre des marches).

C’est un point de vue frontal sur un seul plan composé presque uniquement d’éléments rectilignes sur fond de ciel diaphane avec nuages aux mouvements obliques et dans lequel se détache la frêle silhouette de l’oiseau, elle-même alignée dans le mouvement des nuages ; son univers, cet espace aérien duquel il vient.

C'est une silhouette parfaitement découpée, posée pile à l’angle droit de la marche  et qui s’inscrit dans la composition comme le « personnage » d’un Jeu d’arcade se déplaçant en sautillant d’obstacles en obstacles.

La figure ici, c’est l’oiseau qui peut s’élever dans l’air et qui peut défier les lois de la pesanteur mais qui semble nous indiquer qu’il a choisi de ne pas faire usage de cet immense privilège.

Il est en mode « pattes » ses ailes sont désactivées …

Il vient nous narguer en se posant fièrement au sommet de la plus haute des marches comme s’il voulait démontrer qu’il est capable de faire mieux que nous ; voler certes mais aussi sauter plus haut, bien plus haut que nous n’en sommes capables !

Il joue avec nous ? Il nous imite ? Il se moque ?
Que veut-il nous dire ?
A toutes ces questions il est impossible de répondre.

En revanche on peut se laisser entraîner, se promener avec lui dans l’image sans trop se prendre la tête et ainsi ressentir sa liberté, sa légèreté et toute la joie qu’il exprime.

23:09 Écrit par Samuel Delcroix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

C'est drôle, je ne vois pas du tout l'oiseau de la même façon.
Défi à relever !
Chouette mot :-)

Écrit par : Laurie | 30/01/2016

ça n'a aucune espèce d'importance, je ne prétends pas détenir une quelconque vérité à propos de cette image, c'est le résultat de mon analyse avec ma sensibilité. Ce texte n'a qu'un seul mérite: celui d'exister.
Enjoy ;-)

Écrit par : s | 31/01/2016

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