18/02/2013

Barbara Dits au Centre Culturel d'Enghien...

Décidément ce mois de février est fort riche en événements artistiques liés à d'anciens étudiants des cours de photographie... 

Preuve est encore ainsi faite, qu'une fois sorti(e)s des études, les vrai(e)s passionné(e)s, amoureux(ses) de la photographie continuent de s'investir dans de beaux projets et ne cessent de nous étonner par leur évolution et leur talent. 

Après Anne Sophie-Costenoble, Malik Choukrane et Igor Maréchal c'est au tour de Brabara de nous présenter son travail au Centre Culturel d'Enghien "Orcadre"

J'ai déjà eu l'occasion, à de nombreuses reprises dans ce journal, de parler du travail de Barbara Dits...

Diplômée depuis quelques années, elle n'a cessé d'être active... 

Aujourd'hui c'est avec plaisir que je vous invite à la découverte de son travail réalisé en Chine.

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Barbara DITS, excelle dans le reportage dit documentaire. Elle s'attaque aux friches industrielles, à l'architecture des cités, aux maisons de retraite et aux objets encombrants qui peuplent les trottoirs des villes. Ses photos transpirent une solitude inquiétante, de celle qui a connu la vie et les Hommes, avant leur abandon. 

Frontales, directes, sincères et simples, les images nous tutoient et nous impliquent dans le constat de l'auteur, dans ces "pourquoi" qui hantent les paysages qui la touchent... et qui nous questionnent. Ses travauxdépassent la simple description et documentation d’une réalité, pour aller chercher en eux leur esthétisme et en apporter une lecture au ixième degré.

 La jeune photographe collectionne les prix et a été conviée à de nombreuses expositions individuelles et collectives partout en Belgique. Parmi ses thèmes photographiques de prédilection : l’urbanisme du quotidien. 

Made in/for China

« La Chine, ce pays-continent-empire commercial, ne peut se résumer en quelques lignes, encore moins en quelques images. Néanmoins, un phénomène me semblait tellement primordial dans l’évolution de ce pays qu’il pourrait expliquer à lui seul le basculement de cadre de vie, de pensée de toute une génération de chinois : l’exode rural. Comme dans bien d’autres pays, c’est l’extrême pauvreté rencontrée dans les provinces rurales qui a poussé des millions de paysans à rejoindre les mégalopoles telles que Pékin, Shangaï, etc. 

 Cet exode, de par sa rapidité et son ampleur, a bouleversé le paysage urbain chinois. C’est ce bouleversement qui m’est apparu en filigrane dans cette série d’images. 

 A Pékin, l’espace privé prend peu à peu le dessus sur l’espace public ; la mentalité capitaliste gagne elle aussi du terrain. En réalité, l’espace public ne semble plus être qu’un assemblage d’individualités ; il devient le support, le substrat dans lequel doit se développer l’idéologie dominante via une propagande omniprésente.  

 On assiste actuellement en Chine à l’apogée d’une lutte sans merci entre ‘tradition’ et ‘modernité’, dans laquelle cette dernière a indéniablement pris le dessus. Cette lutte qui se déroule à tous les niveaux de la société (culturel, social, urbanistique, …) n’est qu’une des conséquences directes de la mondialisation. Le plus grand des pays communistes au monde s’est intégré -avec succès- dans le système économique  mondial. Mais à quel prix ? »   

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   D'autres liens vers BARBARA --> ICI 

15:25 Écrit par Samuel Delcroix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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